COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Élections provinciales 2026

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Élections générales québécoises 2026 GAPHRSM

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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Élections générales québécoises 2026

Les partis politiques doivent s’engager envers les personnes handicapées et leurs proches

 Québec, le 14 septembre 2026 – Le Groupement des associations de personnes handicapées de la Rive-Sud de Montréal (GAPHRSM), en collaboration avec l’Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l’intégration des personnes handicapées (AQRIPH), lance aujourd’hui une campagne de sensibilisation en vue des prochaines élections générales du Québec. Par cette initiative, les organismes souhaitent rappeler aux futurs décideurs l’importance de prendre des engagements concrets afin de répondre aux réalités vécues par les personnes handicapées et leurs proches.

Actuellement au Québec, on compte 1,4 million de personnes de 15 ans ou plus qui vivent avec une incapacité, ainsi que plus de 40 000 enfants handicapés de 14 ans ou moins.

Bien qu’elles soient largement représentées dans notre société, les personnes handicapées et leurs proches continuent d’être reléguées au second plan, ce qui doit cesser. En effet, ces personnes continuent de faire face quotidiennement à des obstacles majeurs, notamment en matière d’accessibilité, de soutien aux familles, de transport, de logement, d’accès aux services, de reconnaissance et d’exercice de leurs droits.

À l’approche du scrutin, les organismes œuvrant auprès des personnes handicapées et leurs proches estiment qu’il est essentiel que ces réalités soient entendues et que les formations politiques s’engagent à y répondre de façon structurante.

Trois enjeux prioritaires mis de l’avant

Dans le cadre de cette campagne de sensibilisation, trois enjeux prioritaires sont mis de l’avant afin d’illustrer l’urgence d’agir pour améliorer les conditions de vie des personnes handicapées :

  • Discrimination : L’égalité est un droit garanti par la Charte des droits et libertés de la personne. Pourtant, depuis plus de 30 ans, le handicap demeure le motif de discrimination le plus souvent invoqué dans les plaintes. Cette discrimination se manifeste de plusieurs façons dans le quotidien des personnes handicapées, notamment par des obstacles persistants en matière d’accessibilité des transports, de manque d’accommodements, d’accès aux lieux publics, aux services et à l’information.
  • Soutien aux familles : Les familles où vit une personne handicapée doivent pouvoir compter sur un soutien adapté à leurs besoins réels. Or, le taux de 2,75 $ l’heure pour du gardiennage ou pour d’autres formes de répit demeure inchangé depuis 1991, ce qui démontre à quel point l’aide donnée aux familles où vit une personne handicapée ne rencontre pas les coûts réels.
  • Emploi : Alors que le Québec continue de faire face à des défis en matière de main-d’œuvre, des milliers de personnes handicapées compétentes et disponibles à l’emploi demeurent encore à l’écart du marché du travail. Selon les dernières données disponibles de l’Institut de la statistique du Québec (2017), on estime qu’il y avait au Québec environ 100 000 personnes inactives non étudiantes âgées de 15 à 64 ans ayant au moins une incapacité qui étaient aptes au travail.

Par cette campagne, l’AQRIPH et ses membres rappellent qu’il est temps de placer la qualité de vie de centaines de milliers de personnes handicapées et de leurs proches au cœur des préoccupations, des décisions et des engagements politiques.

Le GAPHRSM invite les candidates et candidats à s’informer, à rencontrer les organismes de leur milieu et à porter des engagements ambitieux, concrets et mesurables pour améliorer durablement les conditions de vie des personnes handicapées et de leurs proches.

 Au Québec, les personnes handicapées et leurs proches continuent de faire face à de nombreux défis, et ce, chaque jour. Or, ils et elles connaissent les solutions qui doivent être mises en place. À l’approche des élections générales, il est essentiel que les partis politiques prennent le temps de les entendre, de reconnaître les obstacles qu’elles rencontrent et de s’engager concrètement à y répondre. Le Québec doit s’engager vers une plus grande égalité des chances.

À propos du GAPHRSM

Formé de 34 associations membres sur le territoire de la Rive-Sud de Montréal, le GAPHRSM est un regroupement régional d’associations de personnes handicapées en Montérégie dont la mission est de travailler en étroite collaboration avec les partenaires publics et parapublics pour faire valoir et défendre les droits et les intérêts des personnes handicapées et leurs proches et favoriser la pleine participation citoyenne.

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Renseignements :
Carole Labonté, directrice générale du GAPHRSM

(450) 923-1548

info@gaphrsm.ca

La crise du logement pour les personnes handicapées

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Depuis plusieurs années, mais davantage au cours de la dernière, les médias parlent de la crise du logement dans la grande région de Montréal. Toutefois, pour les personnes handicapées, c’est la crise du logement tous les jours depuis longtemps…

Le « Portrait de l’habitation dans le grand Montréal » publié par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) fait état que les logements sont rares et dispendieux dans l’agglomération de Longueuil. Avec un taux d’inoccupation de 1,2 % en 2021 et un prix locatif moyen de 1 351 $ par mois, l’agglomération de Longueuil arrive en tête avec l’augmentation moyenne la plus importante dans la région, soit de 4,7 % entre 2020 et 2021.

Ces chiffres alarmistes cachent toutefois une réalité encore plus difficile pour les personnes handicapées, car elles font face à plusieurs obstacles dans leur recherche de logements.

Pour une personne en fauteuil roulant, un escalier ou une marche est un obstacle infranchissable. Par conséquent, elle doit exclure tous les logements situés à l’étage d’un duplex et autres, à l’exception de gros immeubles disposant d’ascenseurs, les sous-sols et plusieurs rez-de-chaussée. Seuls les immeubles de plain-pied ou ceux disposant d’une rampe d’accès lui sont accessibles. De plus, une fois qu’elle a trouvé un logement qu’elle peut accéder, encore faut-il qu’il soit adapté à sa condition, un autre problème en soit que de faire adapter son logement !

Pour les personnes ayant une déficience intellectuelle, l’accessibilité à un logement a une autre signification. Plusieurs pourraient occuper un logement à la condition d’avoir certains services comme les repas et une surveillance 24/7. Malheureusement, il existe peu de ces logements et leur financement est insuffisant.

Ajouté à l’accessibilité du logement, l’aspect financier n’est pas à négliger non plus. Une grande proportion de personnes handicapées ne dispose pas d’autres revenus que les prestations gouvernementales. Or ces prestations ne suffisent généralement pas à payer des loyers accessibles.

Propriétaires de logements et personnes handicapées, sachez que vous pouvez vous renseigner sur le programme d’adaptation de domicile (PAD) auprès des organismes en logement, des villes et de la Société d’habitation du Québec.

Carole Labonté
Directrice générale
Groupement des associations de personnes handicapées de la Rive-Sud de Montréal (GAPHRSM)